Artiste de Mémoire


Depuis 2008, LA MEMOIRE DE LA SHOAH ET DES AUTRES GENOCIDES DU XXeme SIECLE (génocide des tsiganes, génocide des Arméniens et celui des Tutsi au Rwanda) s'incarne dans les peintures, céramiques et textes de FRANCINE MAYRAN, PEINTRE, PSYCHIATRE et EXPERT AU CONSEIL DE L'EUROPE, pour relier art et histoiremémoires individuelles et  mémoire collective.

Elle construit UN PARCOURS EUROPÉEN DE MÉMOIRE "TEMOIGNER DE CES VIES" avec près de 60 expositions depuis 2008, pour éviter l'oubli, éveiller les consciences et transmettre un espoir en l'avenir. Ses oeuvres questionnent l'indifférence et interrogent les traces de la deshumanisation, pour rappeler que certains surent garder la valeur des droits de l'homme, que l'humain reste plus fort que l'inhumain et ne pas oublier la valeur précieuse de chaque Vie  humaine

En 2014, pour la 20eme commémoration du génocide des Tutsis au Rwanda, elle a créé de nouvelles toiles intitulées « Apres la Shoah on avait dit plus jamais cela… Et pourtant!». En 2015, son exposition été intégrée aux manifestations du centenaire du génocide des Arméniens 1915-2015, avec 30 oeuvres intitulées "100 ans de déni ou le génocide des Arméniens". Elle a ouvert la programmation de la mission Mémoire de la Mairie de Paris 9e.

En 2017, elle peint des portraits Yezidi  pour sensibiliser à ce genocide du XXI eme siécle.

Elle monte des ACTIONS SCOLAIRES, (interventions, expositions et atelierspour renforcer la transmission. 

SON LIVRE "TÉMOIGNER DE CES VIES-PEINDRE LA MÉMOIRE" a été publié aux Editions du Signe.

 

 

Autour de ses oeuvres, elle a élaboré DES PROJETS PEDAGOGIQUES (conférences, interventions scolaires, films, ateliers arts plastiques et expositions) avec le Conseil de l'Europe, des éditeurs de livres scolaires et directement avec des enseignants et des lycéens, afin que l'art au côté de l’histoire, interpelle les jeunes et leur rappelle la nécessité qu'ils perpétuent à leur tour la transmission. 

Pour 2016-2017, Plusieurs expositions (en France avec Paris, Saverne, Montauban, Alençon, Nancy, Decines-Charpieu près de Lyon, Marseille et le Conseil de l'Europe et en Allemagne avec Duisbourg et Berlin) et plusieurs projets avec des collégiens et des enseignans (à Mulhouse, Strasbourg, Marckolsheim, Marseille, Nice et Paris) sont déjà planifiés.






FRANCINE MAYRANnée après la deuxième guerre mondiale, a monté des expositions de peinture et de sculptures depuis 1999. Son travail artistique de mémoire de la Shoah se développe parallèlement depuis 2008. Comme le peintre Samuel Back, elle écrit "ce n'est pas moi qui ai choisi l'Holocauste, c'est plutot l'Holocauste qui m'a choisie pour être l'un de ses porteurs de témoignages.Elle pense que la peinture s’est imposée à elle comme pour servir à la transmission d’un intransmissible, celui du génocide d’hommes, de femmes et d’enfants dont le seul crime était d’être juifs ou tsiganes, comme celui d’autres d’avoir été arméniens en 1915, cambodgien en 1975 ou encore tutsi au Rwanda en 1994.


SON OBJECTIF est de connecter des photos,  traces objectives du passé, pour les relier par une création personnelle comme dans un lien de descendance pour que ces images restent et vivent et qu'elles deviennent des instants du présent.

Elle tente de faire voir ce qu'on a voulu sans témoin et de montrer le regard des absents. Elle essaie comme un passeur de mémoire de prendre le relais des derniers témoins directs qui peu à peu s'éteignent. Comme l'exprime l'artiste: "Dire, écrire, peindre et sculpter sont des petits cailloux sur la tombe des morts, des paroles de soutien aux survivants pour leur permettre de lâcher leur fardeau et transmettre leur message.

Ses créations se veulent être aussi écho d'autres mémoires, celle des victimes tsiganes, celle des homosexuels, celle des résistants déportés pour leurs idées ou encore celle des handicapés.

 

SES TOILES sont enchevêtrées de taches, de coulures, de giclures, d'éclaboussures et sont sculptées, gravées dans de multiples strates.

Des paysages ou l'imminence d'un drame.

Des foules anonymes emportées sous les yeux de témoins passifs, vers un destin inacceptable.

Chaque drame individuel derrière le drame collectif.

Des chiffres symbolisant les traces indélébiles de la déshumanisation des hommes.

Des portraits sur béton, des morts, des survivants et des descendants, qui renvoient aux absents.

Des pigments qui se fondent, une angoisse qui transpire, des silences et des mots à mi-voix qui se font cris.

Partout des traces, empreintes d'un  passé et d'une mémoire traumatique, qui imprègnent notre monde, nos peuples, notre Histoire.


SES CÉRAMIQUES vibrantes portent les empreintes d'un indicible passé et posent la question du difficile retour à la vie pour les survivants.

 

SES ÉCRITS tentent de redonner la parole à ceux qui ne sont plus, pour  les rendre à nouveau présents face à nous,  nous demandant de ne plus jamais fermer les yeux, de ne plus permettre qu'un drame puisse se dérouler près ou loin de nous par notre indifférence.


SES CRÉATIONS CONSTRUISENT DEPUIS 2008, UN CHEMIN EUROPÉEN  DE MÉMOIRE, reliant lieux de mémoire, lieu d'histoire et lieux tournés vers l'avenir. 

- En FRANCE, à Paris, à Metz, au Mémorial du Camp de Royallieu de Compiègne, Alençon, Longwy, Saverne, Thann, au Camp  du Struthofà Verdun au Centre Mondial de la Paixà Strasbourg au Conseil Régional d'Alsace, dans des églises, à la Foire Internationale d'Art Contemporain ST'ART de Strasbourg, au Mémorial d'Alsace-Moselle, à Paris au Cercle Bernard Lazare, au café des psaumes de l'OSE.

Au CONSEIL DE l'EUROPE, pour le 70ème anniversaire de la liberation des camps, devant l'assemblée parlementaire, pour la 24eme session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux pour l'insertion des Rom, lors de colloques européens ou lors de la 20ème commémoration du génocide des Tutsi. 

- En BELGIQUE, au Fort de Breendonk et à la gare  de Boortmeerbeek.

- En ALLEMAGNEà Karlsruhe et Duisbourg.

- Au LUXEMBOURGau Centre de documentation et de Recherche sur l'Enrolement forcé (CDREF).

- Dans divers symposiums avec le conseil de l'Europe à Strasbourg, en ALBANIE (Tirana), à THESSALONIQUE (à l'Université Aristote de Thessalonique), en BULGARIE (à l'institut français de Sofia avec le Mémorial de la Shoah), en POLOGNE (à l'université Jagelonne de Cracovie dans un séminaire pour enseignants européens organisé par le Conseil de l'Europe et le musée d'Auschwitz), à LONDRES (à Lancaster House lors de la réunion pléniaire de l'IHRA ou International Holocaust remembrance Alliance).