ATMOSPHÈRE D'UN DRAME

PAYSAGES DE LA SHOAH


Difficile à reconnaître, mais c’était ici, chez vous... chez nous... près, tout près de nous. C’était terrible, impensable, incompréhensible, quasi- indicible. Il ne s’agit, ni de la tragédie du peuple juif, ni de celle des tsiganes, non, c’est notre histoire à tous, c’est la tragédie de de toutes les oppressions, de toute les terreurs, de tous les génocides.


A l’avenir, comment repérer les prémices du mal, avant qu’il ne soit trop tard? Quand s’alarmer face à l’intolérance, face aux injustices, face aux drames humains, face à l’inhumanité?


En 2006 je changeais de palette, je quittais les couleurs expressionnistes que j’avais toujours affectionnées, pour peindre dans des couleurs sombres à partir de photos que j’avais prises du quartier du Port du Rhin à Strasbourg. Je ne savais pas alors, que la Shoah rodait déjà dans ma tète et dans mes toiles, ce que je n'ai compris qu’un an plus tard lorsque j’ai commencé à peindre des déportés. Ce n’est, qu’alors que je réalisai qu’à mon insu, l’horreur des camps et étaient déjà cachés dans mes toiles.

ATMOSPHÈRE D'UN DRAME
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